Présentation

Gepi est une solution efficace de gestion et de suivi des résultats scolaires. Déployé sur un serveur, il est accessible par intranet ou internet par tous les acteurs de l'établissement. De la saisie des résultats de chaque évaluation par les professeurs à l'impression des bulletins au service scolarité, en passant par la préparation des conseils de classe, Gepi est un outil souple et facile d'accès, même pour les plus frileux à l'outil informatique. Au fil des développements, de nombreux modules sont venus s'ajouter (absences, trombinoscope, ECTS, emploi du temps, etc.), et l'accès à Gepi s'est élargi aux parents et élèves.

Pour une liste complète des fonctionnalités, vous pouvez consulter le wiki de documentation.

Mode de fonctionnement et de développement du projet

Une grande proximité entre les développeurs et les utilisateurs

Une part importante du succès de Gepi est liée à son mode de fonctionnement. Le projet est articulé autour d'une équipe restreinte et stable, qui s'occupe non seulement de l'aspect technique du projet, mais aussi et surtout de son aspect dynamique en lien avec la communauté éducative. Cette dynamique s'est d'abord retrouvée au niveau du Lycée Pilote Innovant de Jaunay-Clan, où Gepi a d'abord été expérimenté, mais rapidement elle s'est élargie à une communauté plus large, par le biais d'une liste de diffusion.

Concrètement, cela signifie que la partie technique n'a jamais été considérée indépendamment des préoccupations des utilisateurs. Depuis la sortie de la toute première version de test à la fin de l'été 2001, les correctifs et améliorations de Gepi ont toujours fait suite à des demandes directes de la part des utilisateurs. Cette proximité induit un second avantage non-négligeable : la rapidité de réponse de l'équipe aux demandes formulées sur la liste de diffusion. Il arrive fréquemment, pour les petites demandes, que les délais se comptent en jours ou heures.

Des formats ouverts pour une véritable pérennité des données

Lorsque l'on fait le choix d'un système informatisé pour la gestion des notes, on s'inscrit en général dans une logique de moyen ou long terme, et il n'y a rien de plus désagréable que de se rendre compte en passant à une version nouvelle d'un logiciel que l'on ne peut plus lire les données des précédentes versions ! Cela pose un problème majeur lorsque les formats des fichiers en question sont des formats dits fermés, c'est-à-dire propriétaires, dont personne ne connaît la méthode pour les rendre lisibles. Dans le cas des formats ouverts en revanche, c'est-à-dire dont la structure est connue de tous, les données seront toujours exploitables, et il est bien rare qu'il ne se trouve pas un programmeur proposant un petit programme de conversion, le cas échéant.

Gepi s'inscrit dans cette logique de format ouvert, en tant que logiciel libre. Nous considérons que la continuité entre les différentes versions fait partie des impératifs de notre cahier des charges, car l'objet même des données gérées par Gepi s'inscrit également dans une forme de continuité.

Vers la professionalisation

Gepi s'est construit autour d'un engagement bénévole de ses membres. Cet engagement bénévole s'est révélé fructueux et réussi, mais le succès du logiciel et l'augmentation des demandes nous ont incité à revoir notre organisation. En 2006, le fondateur de Gepi a monté la société Sylogix, qui propose une solution d'hébergement clés en main de Gepi et des prestations de développement sur mesure.

Historique

La toute première version de Gepi a été programmée durant l'été 2001 par Thomas BELLIARD, élève au Lycée Pilote Innovant (LPI) de Jaunay-Clan (86) venant d'obtenir son baccalauréat. L'idée originale de laquelle il s'inspire vient de Joël Coutable, professeur de SVT dans ce même lycée, qui utilisa en conseil de classe un outil de visualisation graphique des notes, programmé sous Excel. La première mouture de Gepi est testée au LPI sur 4 puis 6 classes durant l'année 2001/2002. Thomas ayant quitté le lycée pour entrer en prépa à Tours, ce sont Laurent Delineau, professeur de Mathématiques et d'Informatique au LPI, et Eric Lebrun, proviseur adjoint du même lycée, qui prennent en main le développement et l'adaptation de Gepi pour répondre à toutes les demandes des professeurs. Le succès rencontré au sein du lycée entraîne Gepi à un niveau supérieur : l'équipe s'élargit avec l'arrivée d'Edouard HUE, étudiant en licence d'informatique, qui entreprend un gros travail de réécriture du code pour, à terme, ouvrir le développement en Open Source. C'est chose faite avec la diffusion de Gepi en tant que logiciel libre, sous licence GPL, au printemps 2003.

Gepi entre alors dans une nouvelle dimension, devient public, et bénéficie d'une publicité de bouche à oreille très efficace. La communauté d'utilisateurs se construit petit à petit, le nombre d'établissements équipés ou en phase d'expérimentation croît, et Laurent assure le perfectionnement et le développement du logiciel à un rythme soutenu, le cahier des charges lui étant toujours fourni par Eric et par les membres de la liste de diffusion. Dans le même temps, Gepi s'investit dans ce qui est devenu le consortium Mutualibre, dont les racines remontent aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Metz en 2003.

La sortie de la version 1.3 à la fin de l'année scolaire 2003/2004 marque également une étape importante, car elle traduit la montée de Gepi à un niveau de maturité qui le rend crédible face à ses équivalents commerciaux. Les années qui suivent confirment cette montée en puissance, avec un nombre d'utilisateurs toujours croissant.

En 2006, avec la création de Sylogix, Gepi acquiert une crédibilité encore plus forte et touche un public plus large, qui ne dispose pas en interne de ressources pour gérer la partie technique de l'installation et la maintenance de Gepi.

Depuis, le projet a trouvé un relatif équilibre, avec une équipe de développeurs restreinte mais efficace. En plus des nouvelles fonctionnalités qui sont développées au fur et à mesure, un effort particulier a été mis sur l'intégration aux ENT et les problématiques d'accès LDAP et d'authentification unique.

La prochaine étape majeure devrait être une réécriture complète du logiciel, pour le rendre plus modulaire, plus robuste, et plus moderne dans son fonctionnement. Cette réécriture représentant un coût humain et/ou financier important, elle n'est pas d'actualité immédiate. Néanmoins, si des collectivités sont prêtes à financier cette phase importante (en mutualisant les dépenses), elles peuvent contacter l'équipe de Gepi pour discuter des possibilités.